2
Pitié, mon Die
u, pitié pour moi !
En toi je ch
erche refuge,
un refuge à l’
ombre de tes ailes,
aussi longtemps que d
ure le malheur.
3
Je crie vers Die
u, le Très-Haut,
vers Dieu qui fera to
ut pour moi.
4
Du ciel, qu’il m’env
oie le salut :
(mon adversaire a blasphémé !).
Que Dieu envoie son amo
ur et sa vérité !
5
Je suis au milie
u de lions
et gisant parmi des b
êtes féroces ;
ils ont pour langue une
arme tranchante,
pour dents, des l
ances et des flèches.
℟
6
Dieu, lève-t
oi sur les cieux :
que ta gloire dom
ine la terre !
7
Ils ont tendu un fil
et sous mes pas :
j’all
ais succomber. *
Ils ont creusé un tro
u devant moi,
ils y sont tombés.
~
8
Mon cœur est pr
êt, mon Dieu, †
mon cœ
ur est prêt ! *
Je veux chant
er, jouer des hymnes !
9
Éveille-t
oi, ma gloire ! †
Éveillez-vous, h
arpe, cithare, *
que j’év
eille l’aurore !
10
Je te rendrai grâce parmi les pe
uples, Seigneur,
et jouerai mes h
ymnes en tous pays.
11
Ton amour est plus gr
and que les cieux,
ta vérité, plus ha
ute que les nues.
℟
12
Dieu, lève-t
oi sur les cieux :
que ta gloire dom
ine la terre !
Commentaire
Organiser le dialogue
Si la vie spirituelle, et en particulier la vie chrétienne, connaît des temps de fulgurance où le croyant vit des moments intenses de dialogue avec Dieu, il est d’autres temps plus «tranquilles». Des moments creux en quelque sorte.
La rencontre avec Dieu n’est pas que la fulgurance d’un instant, mais s’inscrit aussi dans la durée. Et si elle s’inscrit dans la durée, cette rencontre nécessite une organisation de type rituel. Et c’est exactement ce qui est décrit dans le passage lu ce jour. Après la fulgurance de la rencontre de Moïse avec Dieu sur le mont Sinaï, voici que la rencontre s’organise dans la durée par la mise en place de la tente de rencontre et de ses rituels.
Nous avons parfois tendance à préférer le premier type de rencontre, ou tout au moins à le considérer comme plus «authentique» que le second. Les deux ont pourtant leur importance, leur légitimité et leurs limites.
La limite du premier type est de nous faire croire que Dieu ne se rencontre que dans des moments particuliers et qu’il est donc souvent absent de notre quotidien. La limite du deuxième type est de nous bercer de l’illusion que la mise en place d’un rituel particulier pourrait provoquer la rencontre avec Dieu. Malgré ces limites, les deux nous sont nécessaires.
Merci, ô Dieu, de la diversité des modes de ta présence auprès de nous. Tu es toujours l’Emmanuel, Dieu à nos côtés.