1
Au bord des fleuves de Babylone2
aux saules des alentours3
C’est là que nos vainqueurs4
Comment chanterions-nous5
Si je t’oublie, Jérusalem,6
Je veux que ma langueTemps ordinaire
Vendredi
Livre de Ruth, Chap. 4, v. 1-12
Dieu saint, Père infiniment bon
qui, face à toutes les angoisses
de tes enfants,
nous as envoyé ton Fils bien-aimé,
pour nous sauver,
renouvelle en nous la confiance en ta miséricorde,
afin que nous suivions résolument
celui qui, par ses souffrances et par sa croix,
est devenu pour toujours
le vrai Berger de ton peuple:
Jésus-Christ, notre Seigneur.
Dieu se souvint
Commentaire
Une tradition…
Toute l’histoire semblait s’enchaîner parfaitement, mais voici qu’il y a l’existence d’un autre «racheteur» possible, plus proche parent que Booz. Ainsi est la loi. Cet homme renoncera pourtant, comme Orpa a renoncé à suivre sa belle-mère. L’un et l’autre sont prudents et raisonnables, alors que Ruth et Booz s’engagent entièrement, dans ce qu’ils ressentent, je crois, comme un appel de Dieu.
Et cette fois, devant témoins, Booz s’engage à relever le nom de la famille, selon la loi du lévirat, une loi qui règle la sauvegarde du nom et des biens d’une parente tombée dans la pauvreté.
Au fond, Ruth, comme étrangère, ne devrait pas pouvoir en bénéficier, mais par le serment qu’elle a fait à sa belle-mère, elle est totalement entrée dans la famille juive et revendique cette solidarité pour la sauvegarde de Noémi, d’elle-même et de leurs morts. Elle a adopté pleinement le nom et la vie de ce peuple, elle réclame justice et solidarité, et Booz agit ainsi, en homme juste.
Il y a ainsi continuité de la famille, berceau pour le Messie. Ruth est à nouveau louée pour sa fidélité et couverte de bénédiction pour l’avenir, comparée à Rachel et Léa, matriarches d’Israël!