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Heureux le peuple qui connaît l’ovation !17
tout le jour, à ton nom il danse de joie,18
Tu es sa force éclatante ;19
Oui, notre roi est au Seigneur ;20
Autrefois, tu as parlé à tes amis,21
« J’ai trouvé David, mon serviteur,22
et ma main sera pour toujours avec lui,23
« L’ennemi ne pourra le surprendre,24
j’écraserai devant lui ses adversaires25
« Mon amour et ma fidélité sont avec lui,26
j’étendrai son pouvoir sur la mer27
« Il me dira : Tu es mon Père,28
Et moi, j’en ferai mon fils aîné,29
« Sans fin je lui garderai mon amour,30
je fonderai sa dynastie pour toujours,

Commentaire
Où sont les autres ?
Moïse et Aaron sont devant Pharaon. Seuls, semble-t-il. Où sont passés les anciens d’Israël? Un commentaire juif dit: «Au début, les anciens les accompagnèrent mais ils s’éclipsèrent ensuite furtivement l’un après l’autre, parfois deux par deux et disparurent. Lorsque Moïse et Aaron atteignirent le palais de Pharaon, il n’en restait aucun. Mais où étaient les anciens? Eclipsés!»
Ils redoutaient cette comparution devant le pharaon. Ils disposaient en réserve, selon Exode 12, 37, d’une armée de 600'000 hommes. N’étaient-il pas assez nombreux pour faire face?
Une explication est qu’ils en étaient devenus psychologiquement incapables. Ils avaient tellement intégré l’état de servitude et la peur des maîtres qu’ils en étaient complètement découragés et désespérés: «Ils n’écoutèrent pas les promesses de Dieu que Moïse leur transmettait, tant ils étaient accablés par leur dur esclavage» (Ex 6,9).
La confrontation du Dieu d’Israël avec les dieux de l’Egypte va commencer.
Quand Moïse émet devant Pharaon la prétention de Dieu «Laisse aller mon peuple afin qu’il me serve!», on imagine le fin sourire qui se dessine sur le visage du roi et sa réponse: «Est-ce moi, Pharaon, qui commande ou le Seigneur imaginaire dont vous me parlez? Retournez à votre travail et que je n’entende plus parler de vous!» (v. 2-5).
Comme Moïse, l’Eglise demande la liberté de servir son Seigneur.
Si l’Etat ne la lui accorde pas, ou bien l’Eglise renoncera à être le peuple libre pour Dieu et s’aplatira dans la servitude; ou bien le conflit éclatera, irréductible, jusqu’à l’écroulement de l’Etat. Car aucun pouvoir ne peut quoi que ce soit contre une Eglise fermement résolue à servir fidèlement son Seigneur.