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C’est le péché qui parle3
Il se voit d’un œil trop flatteur4
il n’a que ruse et fraude à la bouche,5
Il prépare en secret ses mauvais coups. †6
Dans les cieux, Seigneur, ton amour ;Temps ordinaire
Samedi
Évangile selon Luc, Chap. 2, v. 41-50
Intentions de prière proposées par le Conseil oecuménique des Eglises (COE), Intentions de prière proposées par la Communion mondiale d'Eglises réformées (CMER)
Dieu tout-puissant,
ton Fils devenu homme,
ta Parole faite chair, resplendit sur la terre
comme une lumière toute nouvelle qui nous envahit ;
cette clarté pénètre nos cœurs par la foi ;
fais qu’elle inonde aussi toute notre vie
et lui donne de produire des fruits de charité,
par le Christ, notre Seigneur.
Magnifique est le Seigneur
Commentaire
Jésus adolescent annonce la couleur ! …
Nous nous sommes quittés hier sur ce verset laconique mais qui dit long :
«L’enfant grandit et se développe» (2,40).
Il suffit d’avoir ou d’avoir eu un petit enfant ou simplement de suivre le développement d’un bambin de la famille ou d’amis chers pour s’émerveiller de cette dynamique de la croissance, à la fois très douce et très puissante, inexorable construction de la vie.
C’est la parabole de la semence qui pousse toute seule.
Un programme qui s’épanouit, de floraisons en floraisons. «De commencement en commencement, par des commencements sans fin» dit Grégoire de Nysse (4e siècle) Tige frêle qui se lignifie peu à peu tout en gardant sa souplesse.
Notre verset disait aussi :
«…tout rempli de sagesse, et la faveur de Dieu est sur lui»
Sagesse, un beau concept biblique : être à sa place à chaque moment de la vie, en toutes circonstances, simplement être adéquat, comme on dit aujourd’hui.
Jésus, à 12 ans, manifeste pour la première fois la puissance divine qui l’habite en entrant en dialogue avec les spécialistes de la loi et de la foi juives. Ce comportement n’est pas celui d’un adolescent fugueur ni contestataire.
Jésus, comme tous les jeunes, a dû commencer à chercher, hors du cercle de la famille et des voisins, l’approfondissement de sa relation avec le Père.
Acceptons que ceux que nous aimons – nos familiers et spécialement les jeunes parmi eux – développent avec leurs moyens et goûts propres un rapport à Dieu, une vie intérieure source de toute santé psychique, affective et physique.
Acceptons que Dieu se serve des petits, des pauvres et des faibles – et parmi eux des adolescents instables mais pleins d’idéaux et d’attentes – pour manifester sa puissance et transmettre ce qu’il a à dire aux humains.